L'équipe

François-Julien (Franju) Vincke - Directeur de BattleKart Belgium

Fan de jeux vidéo - gamer invétéré lorsqu’il en avait encore le temps - François-Julien (dites « Franju ») Vincke dirige le centre BattleKart de Mouscron depuis janvier 2016. Grand amateur de MarioKart 64, Franju a rencontré Sébastien Millecam pour la première fois courant 2015. « Je devais organiser l’enterrement de vie de garçon d’un ami et l’ai fait chez BattleKart. J’ai longuement parlé avec Sébastien, on a discuté technique… ». Franju est revenu plusieurs fois, et une certaine connivence s’est installée. « On parlait beaucoup, je voyais que Seb était intéressé mais il n’osait pas me dire qu’il n’avait pas le temps. Puis un jour, il m’a rappelé pour me demander un coup de main pour BK. J’ai rappliqué de suite… pour m’apercevoir que la piste était inondée suite à un souci d’évacuations d’eaux usées ! J’ai passé une première journée les mains dans l’eau sale… pour parler poliment ». 

Après cette « entrée en matière », Franju est resté proche du projet et de Sébastien, jusqu’à janvier 2016, où ce dernier l’a engagé, « d’abord pour gérer l’atelier et le volet technique ». La croissance de l’équipe (7 équivalents temps plein aujourd’hui) et l’évolution des besoins et des fonctions a fait le reste : à 34 ans, François-Julien dirige donc le premier centre BattleKart. « Nous avons démarré avec des intérimaires et étudiants, mais pour plus d’efficacité, il fallait pouvoir compter sur une équipe fixe », explique Franju. C’est désormais le cas, puisque Sandy et Melissa (accueil et bar), Yoann et Philippe (atelier et piste), Rémy et Arno (pistes), et Antoine (marketing et commercial) épaulent aujourd’hui François-Julien. 

En plus de la gestion de l’équipe et du centre, ses missions actuelles l’amènent toujours à toucher à tout, notamment pour transmettre ses connaissances et participer à la formation du personnel. « Il nous faut finir de fiabiliser le jeu, standardiser les procédures pour que chaque client bénéficie du même niveau de qualité d’expérience, optimiser le fonctionnement pour que le concept soit transposable aux franchisés… » Les missions sont donc variées et Franju ne voit pas vraiment défiler ses journées.  A l’origine, après avoir décroché un BTS CIRA (Contrôle industriel, régulation et automatisme) à l’EPID (Dunkerque), François-Julien avait entamé sa carrière au Club Méditerranée. Moniteur fédéral de voile, il est devenu GO puis a intégré l'Armée de l'Air française suite à un concours, avant d’atterrir sur des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique. « Je passais 60 jours en mer, bossais 12h par jour, puis revenais 30 jours à la maison en intermission » se souvient-il.

On n’ira pas jusqu’à dire que son rythme de travail aujourd’hui n’a pas changé, mais c’est tout comme : sa chère et tendre aimerait le voir de temps en temps à la maison. Pas sûr d’ailleurs qu’il aurait eu un rythme de vie moins agité s’il était devenu pilote de chasse, lui qui regrettera toujours d’avoir été contraint d’abandonner sa formation militaire…

Caricature : Jean-Paul Naessens



Mélissa Loyer - Responsable accueil et bar

Avec Sébastien Millecam, le fondateur, Mélissa Loyer -Mel-, c’est la doyenne de l’équipe. Pas uniquement par l’âge (en restant galant, on vous dira qu’elle a entre 30 et 40 ans), mais surtout par l’expérience. « Je suis arrivée chez BattleKart le 1er septembre 2015, donc à peine 2 mois après l’ouverture. A l’époque, il n’y avait que Seb et moi derrière le bar… » se souvient celle qui est entretemps devenue responsable accueil et bar. Hormis le fait que « comme tout le monde », elle a déjà joué à MarioKart, Mélissa n’avait autrefois que peu de liens avec le monde du jeu vidéo. « A l’époque, Sébastien m’a vendu BattleKart avec tant de cœur et de passion que je suis littéralement tombée amoureuse du concept. Et aujourd’hui, je ne regrette pas ! »

Mélissa a donc connu la période où une extrême polyvalence était indispensable, là où aujourd’hui, croissance de l’équipe aidant, les fonctions de chacun ont tendance à se spécialiser quelque peu. Elle affiche un CV quasi uniquement dédié à l’Horeca. « J’avais entamé un BEP dans la vente puis ai commencé rapidement à travailler dans un restaurant, puis un bowling, explique la jeune femme. C’est mon truc. J’ai, je pense, un bon contact avec la clientèle et j’aime servir les gens, leur être utile et agréable. Le service au bar, l’accueil, ça reste un job. Tu le sens ou tu ne le sens pas. On a eu une jeune étudiante en vente qui, au bout de 3 heures, a compris qu’elle n’était pas faite pour ça. » Et les pires moments qu’elle ait connu dans son job jusqu’aujourd’hui… sont ces instants où elle doit refuser l’accès à la piste à des enfants qui n’ont pas l’âge ou la taille requise… 

Originaire de la région parisienne, Mélissa a emménagé à Roubaix à l’âge de 9 ans, lorsque son papa, gardien de la paix, a été affecté dans la région lilloise. Maman de 3 grands enfants (9,12 et 18 ans), séparée, elle jongle aujourd’hui quotidiennement, et avec brio, entre une vie de famille qui l’occupe pas mal et un job qu’elle adore. « C’est une organisation, mais ma grande m’aide aussi ; c’est une petite maman, et elle étudie pour être puéricultrice, donc elle joue pas mal avec ses petits frères. » 

Outre sa passion pour BattleKart, le sourire qu’elle arbore invariablement lorsqu’elle est à Dottignies cache un véritable tempérament de battante, qui l’a aidée à combattre une sale maladie tout récemment. Battante et joviale, elle l’est aussi sur les pistes de bowling, sa seconde passion. « En fait, j’ai commencé à y jouer à partir du moment où je n’ai plus travaillé dans un bowling. Avant ma maladie, j’avais une moyenne de 160, pour l’instant, c’est retombé plutôt à 140 et ce n’est pas mon niveau. Mais j’y reviendrai ! » 

Caricature : Jean-Paul Naessens

Sandy Vandersteene - Assistante de direction

Elle aurait dû être professeur de français et de religion en secondaire (au Collège, pour nos amis français). Ou Architecte. Ou océanographe. Ou avocate. Sandy Vandersteene n’a jamais manqué de rêves, ni d’ambitions. Et encore moins de motivation. « Après avoir enseigné quelques mois, je me suis rendue compte que ce n’était pas mon rayon », se souvient la jeune femme de 22 ans - assistante de direction et agent d'accueil et de bar, depuis novembre 2016. Elle plaque l’école, et enchaîne ensuite les jobs comme intérimaire. « Dans un abattoir, un parc d’attractions, une écurie… » Une trajectoire aussi hétéroclite que Sandy peut être curieuse. « J’ai une mentalité ouverte à tout, qui m’a permis d’accepter tous les jobs qu’on me proposait. Et ça s’est révélé enrichissant » poursuit Sandy. 

Deux mois après avoir pris part à l’afterwork organisé chez BattleKart, elle découvre l’offre d’emploi publiée par le Forem. « J’ai eu un premier entretien qui s’est bien déroulé, mais vu le nombre d’entretiens d’embauche que j’avais déjà passés et qui, selon moi, étaient positifs mais ne l’ont finalement pas été, je ne me suis pas trop vite réjouie ». Deux semaines après la rencontre, elle prenait les devants et rappelait Franju, qui lui annonçait qu’elle commençait le lendemain. Vite gagnée par la passion pour BattleKart, Sandy a abandonné entretemps les cours qu’elle avait démarré (théâtre, chef d’entreprise, agent de voyage), pour se consacrer à temps plein à la clientèle de BK. 

Avait-elle déjà des accointances avec le milieu du gaming ? « Ni plus ni moins que les autres nanas », répond-elle, tout en admettant qu’elle a successivement eu une Nintendo 64, une Playstation 2 et 3, et que ses jeux favoris étaient « Dinosaures » … et Grand Theft Auto ! Hétéroclite, qu’on vous disait ! Si elle a parfois cherché la castagne derrière sa console, dans la vie réelle, Sandy dit avoir « horreur du conflit ». 

Elle use donc de son sourire et de toute sa diplomatie à l’accueil et au bar, donc, mais aussi au bureau où elle épaule Franju et Antoine (commercial) dans le travail administratif, à l’atelier (« j’y ai passé un jour pour me former ») et bientôt aussi en piste. « J’aimerais même développer des maps pour le jeu, je crois avoir de bonnes idées ! ». Sandy aime toucher à tout et la polyvalence qui lui est demandée chez BattleKart la comble. 

Caricature : Jean-Paul Naessens