L'équipe

Sébastien Millecam - Fondateur et administrateur délégué

Depuis septembre 2010, il lui a consacré une bonne part de son énergie et de ses temps libres. Il a passé (et passe encore) d’innombrables nuits blanches pour lui, pour le nourrir… de dizaines de bonnes idées, pour entourer sa croissance d’une attention quasi paternelle. BattleKart, c’est son bébé ! A 28 ans, Sébastien Millecam administre en effet aujourd’hui l’une des start-ups de loisir les plus prometteuses de Wallonie. A force de persévérance et d’amélioration continue, le jeune Mouscronnois a fait du concept un prototype, et du prototype une réalité (augmentée) qui ne cesse d’enflammer les joueurs depuis l’ouverture du complexe, en juillet 2015. 

Depuis l’enfance, à la maison, il côtoie les ordinateurs de son papa, responsable informatique, et veut devenir inventeur. A la fin d’humanités à Mouscron et Tournai (latin-grec puis math-sciences), Sébastien envisage un cursus d’ingénieur. A la Polytech de l’UMons, au terme du tronc commun, il se spécialise vers la gestion et l’informatique. 

Rigoureux, perfectionniste et jusqu’au-boutiste (« parfois limite maso », concède-t-il), Sébastien se souvient de la genèse de BattleKart en souriant… « L’idée de BattleKart est née dans le train entre Mouscron et Tournai, un dimanche soir en retournant à mon kot. J’ai participé au concours ING Start Academy où j’ai passé le premier éliminatoire mais où le second a été un échec, en raison de slides préparés en dernière minute dans le train. J’ai alors compris qu’une idée, aussi intéressante soit-elle, ne valait rien si elle n’était pas bien expliquée et présentée ! Lors de ma 4ème année, j’ai fait évoluer l’idée dans ma tête. Et plus j’y réfléchissais, plus la perspective de faire de ce concept mon métier m’apparaissait comme évidente. J’ai alors convaincu mes profs de me laisser choisir ce sujet pour les différents projets à venir : projet de Marketing, Umons Entrepreneurs, travail de fin d’études… J’ai fabriqué deux voitures téléguidées pilotées par des tablettes tactiles qui roulaient dans un environnement BattleKart. La charge de travail a été énorme : designer des voitures, les construire, développer le programme du microcontrôleur embarqué dans les voitures, créer celui qui transforme les tablettes tactiles en télécommandes ainsi que celui qui génère l’image pour le vidéoprojecteur, développer le système de localisation et le programme qui fait communiquer tout ça, et enfin, écrire un rapport qui explique tout ça. J’ai présenté mon TFE en août 2012 et j’ai obtenu 19/20 ! ».

Son diplôme d’ingénieur civil en poche, et le concept toujours bien ancré dans son esprit, Sébastien développe un second prototype au départ d’un kart grandeur nature, afin de convaincre les investisseurs. Il fallait à l’époque réunir la bagatelle d’un million d’euros… « Un an après la sortie des études, en juillet 2013, nous avions une version de démonstration grandeur nature sur 400 m² avec un kart. On a croisé le directeur du Lotto Mons Expo. Séduit par le projet, il nous a offert le lieu gratuitement. 10.000m² du hall à titre gratuit, on ne lui dira jamais assez merci ! On a passé deux mois à Mons-Expo pour réaliser la version de démonstration. On y a planté nos tentes et dormi sur place régulièrement ! » En septembre 2014, les financements étaient bouclés, le site était choisi (Dottignies), et l’aventure démarrait. A l’aube du deuxième anniversaire de l’ouverture officielle, BattleKart Belgium a déjà accueilli 38.000 joueurs, et emploie 10 équivalents temps plein ! 

Fan de sports extrêmes (kite-surf, mountain-board…) et gardien de but à ses heures, Sébastien a longtemps joué aux jeux vidéo : du pinball sur MSDos, Sébastien a joué aussi à Gran Turismo, Need For Speed, Command&Conquer, et… Crash Team Racing. « J’ai dû jouer 3 fois maximum à MarioKart », avoue-t-il. Aujourd’hui, il ne dédaigne pas une petite partie à Warlight (Risk, jeu de stratégie en ligne), de temps à autres. « Ça entretient les neurones », justifie-t-il. Puis il redevient un gamin dès qu’il reprend le volant de son kart. Des étoiles plein les yeux, il joue toujours avec autant d’émerveillement à BattleKart. Il mesure avec fierté la réussite de son rejeton, et envisage pour lui mille projets pour l’avenir, dont de nouveaux modes de jeu d’ici l’été 2017. Sans compter que des petits frères sont déjà annoncés dans d’autres contrées… « Mais ce qui me motive constamment, c’est la satisfaction et les sourires des clients ! ». 

 

François-Julien (Franju) Vincke - Directeur de BattleKart Belgium

Fan de jeux vidéo - gamer invétéré lorsqu’il en avait encore le temps - François-Julien (dites « Franju ») Vincke dirige le centre BattleKart de Mouscron depuis janvier 2016. Grand amateur de MarioKart 64, Franju a rencontré Sébastien Millecam pour la première fois courant 2015. « Je devais organiser l’enterrement de vie de garçon d’un ami et l’ai fait chez BattleKart. J’ai longuement parlé avec Sébastien, on a discuté technique… ». Franju est revenu plusieurs fois, et une certaine connivence s’est installée. « On parlait beaucoup, je voyais que Seb était intéressé mais il n’osait pas me dire qu’il n’avait pas le temps. Puis un jour, il m’a rappelé pour me demander un coup de main pour BK. J’ai rappliqué de suite… pour m’apercevoir que la piste était inondée suite à un souci d’évacuations d’eaux usées ! J’ai passé une première journée les mains dans l’eau sale… pour parler poliment ». 

Après cette « entrée en matière », Franju est resté proche du projet et de Sébastien, jusqu’à janvier 2016, où ce dernier l’a engagé, « d’abord pour gérer l’atelier et le volet technique ». La croissance de l’équipe (7 équivalents temps plein aujourd’hui) et l’évolution des besoins et des fonctions a fait le reste : à 34 ans, François-Julien dirige donc le premier centre BattleKart. « Nous avons démarré avec des intérimaires et étudiants, mais pour plus d’efficacité, il fallait pouvoir compter sur une équipe fixe », explique Franju. C’est désormais le cas, puisque Sandy et Melissa (accueil et bar), Yoann et Philippe (atelier et piste), Rémy et Arno (pistes), et Antoine (marketing et commercial) épaulent aujourd’hui François-Julien. 

En plus de la gestion de l’équipe et du centre, ses missions actuelles l’amènent toujours à toucher à tout, notamment pour transmettre ses connaissances et participer à la formation du personnel. « Il nous faut finir de fiabiliser le jeu, standardiser les procédures pour que chaque client bénéficie du même niveau de qualité d’expérience, optimiser le fonctionnement pour que le concept soit transposable aux franchisés… » Les missions sont donc variées et Franju ne voit pas vraiment défiler ses journées.  A l’origine, après avoir décroché un BTS CIRA (Contrôle industriel, régulation et automatisme) à l’EPID (Dunkerque), François-Julien avait entamé sa carrière au Club Méditerranée. Moniteur fédéral de voile, il est devenu GO puis a intégré l'Armée de l'Air française suite à un concours, avant d’atterrir sur des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique. « Je passais 60 jours en mer, bossais 12h par jour, puis revenais 30 jours à la maison en intermission » se souvient-il.

On n’ira pas jusqu’à dire que son rythme de travail aujourd’hui n’a pas changé, mais c’est tout comme : sa chère et tendre aimerait le voir de temps en temps à la maison. Pas sûr d’ailleurs qu’il aurait eu un rythme de vie moins agité s’il était devenu pilote de chasse, lui qui regrettera toujours d’avoir été contraint d’abandonner sa formation militaire…

Caricature : Jean-Paul Naessens



Sandy Vandersteene - Assistante de direction

Elle aurait dû être professeur de français et de religion en secondaire (au Collège, pour nos amis français). Ou Architecte. Ou océanographe. Ou avocate. Sandy Vandersteene n’a jamais manqué de rêves, ni d’ambitions. Et encore moins de motivation. « Après avoir enseigné quelques mois, je me suis rendue compte que ce n’était pas mon rayon », se souvient la jeune femme de 22 ans - assistante de direction et agent d'accueil et de bar, depuis novembre 2016. Elle plaque l’école, et enchaîne ensuite les jobs comme intérimaire. « Dans un abattoir, un parc d’attractions, une écurie… » Une trajectoire aussi hétéroclite que Sandy peut être curieuse. « J’ai une mentalité ouverte à tout, qui m’a permis d’accepter tous les jobs qu’on me proposait. Et ça s’est révélé enrichissant » poursuit Sandy. 

Deux mois après avoir pris part à l’afterwork organisé chez BattleKart, elle découvre l’offre d’emploi publiée par le Forem. « J’ai eu un premier entretien qui s’est bien déroulé, mais vu le nombre d’entretiens d’embauche que j’avais déjà passés et qui, selon moi, étaient positifs mais ne l’ont finalement pas été, je ne me suis pas trop vite réjouie ». Deux semaines après la rencontre, elle prenait les devants et rappelait Franju, qui lui annonçait qu’elle commençait le lendemain. Vite gagnée par la passion pour BattleKart, Sandy a abandonné entretemps les cours qu’elle avait démarré (théâtre, chef d’entreprise, agent de voyage), pour se consacrer à temps plein à la clientèle de BK. 

Avait-elle déjà des accointances avec le milieu du gaming ? « Ni plus ni moins que les autres nanas », répond-elle, tout en admettant qu’elle a successivement eu une Nintendo 64, une Playstation 2 et 3, et que ses jeux favoris étaient « Dinosaures » … et Grand Theft Auto ! Hétéroclite, qu’on vous disait ! Si elle a parfois cherché la castagne derrière sa console, dans la vie réelle, Sandy dit avoir « horreur du conflit ». 

Elle use donc de son sourire et de toute sa diplomatie à l’accueil et au bar, donc, mais aussi au bureau où elle épaule Franju et Antoine (commercial) dans le travail administratif, à l’atelier (« j’y ai passé un jour pour me former ») et bientôt aussi en piste. « J’aimerais même développer des maps pour le jeu, je crois avoir de bonnes idées ! ». Sandy aime toucher à tout et la polyvalence qui lui est demandée chez BattleKart la comble. 

Caricature : Jean-Paul Naessens

Arno Henssens - Responsable opérationnel

A 20 ans, Arno fait figure de benjamin de l’équipe, mais c’est aussi celui qui toise tous ses collègues du haut de son mètre 92 ! Arno Henssens est entré chez BattleKart en tant que jobiste, en mars 2016… et n’en est plus sorti depuis ! « Un ami prestait déjà un job étudiant ici et j’ai postulé. J’étudiais pour devenir éducateur, mais les stages m’ont assez vite démontré que ça ne serait pas trop mon truc. »

Après quelques mois où il a passés ses week-ends à gérer les pistes, Arno s’est vu proposer un contrat temps plein, à la fin de l’été. Et depuis septembre 2016, ce jeune Herseautois est donc responsable opérationnel, en charge donc du bon déroulement de vos parties. « D’une manière ou d’une autre, j’utilise ce que j’ai appris en tant que futur éducateur, puisqu’il faut gérer un groupe et des relations humaines. Et il y a parfois aussi des ados et des personnes handicapées », analyse Arno. « Pour que chacun s’amuse dans de bonnes conditions de sécurité, il y a des consignes et mon rôle est de les rappeler et de les faire respecter. A 20 ans, j’ai dû apprendre à jauger rapidement les groupes et les individualités, et à me faire entendre. »

Cela se passe toujours avec le sourire, et parfois aussi avec la fermeté nécessaire à la fonction. Des anecdotes de paddocks, Arno en a accumulées, en un peu plus d’un an. « Je souris toujours en repensant à ces joueurs qui, malgré le briefing, malgré les consignes, n’ont compris qu’après la fin de leur partie qu’il y avait un bouton sur le volant pour utiliser les bonus ! Ou encore à ceux qui rentrent dans les stands en sens inverse malgré les flèches ».

Fan de jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance, Arno avoue quand même que MarioKart était loin d’être son favori. Son coeur penche plutôt vers Star Wars The Old Republic, sur PC, sur lequel revient souvent ce passionné des chevaliers Jedi. Dans un autre style, il concède aussi être fan de catch, de vitesse et de compétition automobile - « j’ai eu la chance de tester le futur mode Drift ici et ça va envoyer du lourd ! ».

De sa maman indépendante, Arno a hérité d’une volonté de fer de gagner sa vie, d’être autonome. Il ne regrette donc pas le moins du monde d’avoir quitté ses études à l’été 2016, ni d’avoir enchaîné de nombreux jobs étudiants depuis ses 15 ans. C’est d’ailleurs lui que vous avez peut-être déjà croisé il y a quelques années, aux abords d’un centre commercial : il était homme-sandwich dans un déguisement de lion, pour vanter une enseigne de literie. Quand on vous dit que ce jeune en veut !

Mélissa Loyer - Responsable accueil et bar

Avec Sébastien Millecam, le fondateur, Mélissa Loyer -Mel-, c’est la doyenne de l’équipe. Pas uniquement par l’âge (en restant galant, on vous dira qu’elle a entre 30 et 40 ans), mais surtout par l’expérience. « Je suis arrivée chez BattleKart le 1er septembre 2015, donc à peine 2 mois après l’ouverture. A l’époque, il n’y avait que Seb et moi derrière le bar… » se souvient celle qui est entretemps devenue responsable accueil et bar. Hormis le fait que « comme tout le monde », elle a déjà joué à MarioKart, Mélissa n’avait autrefois que peu de liens avec le monde du jeu vidéo. « A l’époque, Sébastien m’a vendu BattleKart avec tant de cœur et de passion que je suis littéralement tombée amoureuse du concept. Et aujourd’hui, je ne regrette pas ! »

Mélissa a donc connu la période où une extrême polyvalence était indispensable, là où aujourd’hui, croissance de l’équipe aidant, les fonctions de chacun ont tendance à se spécialiser quelque peu. Elle affiche un CV quasi uniquement dédié à l’Horeca. « J’avais entamé un BEP dans la vente puis ai commencé rapidement à travailler dans un restaurant, puis un bowling, explique la jeune femme. C’est mon truc. J’ai, je pense, un bon contact avec la clientèle et j’aime servir les gens, leur être utile et agréable. Le service au bar, l’accueil, ça reste un job. Tu le sens ou tu ne le sens pas. On a eu une jeune étudiante en vente qui, au bout de 3 heures, a compris qu’elle n’était pas faite pour ça. » Et les pires moments qu’elle ait connu dans son job jusqu’aujourd’hui… sont ces instants où elle doit refuser l’accès à la piste à des enfants qui n’ont pas l’âge ou la taille requise… 

Originaire de la région parisienne, Mélissa a emménagé à Roubaix à l’âge de 9 ans, lorsque son papa, gardien de la paix, a été affecté dans la région lilloise. Maman de 3 grands enfants (9,12 et 18 ans), séparée, elle jongle aujourd’hui quotidiennement, et avec brio, entre une vie de famille qui l’occupe pas mal et un job qu’elle adore. « C’est une organisation, mais ma grande m’aide aussi ; c’est une petite maman, et elle étudie pour être puéricultrice, donc elle joue pas mal avec ses petits frères. » 

Outre sa passion pour BattleKart, le sourire qu’elle arbore invariablement lorsqu’elle est à Dottignies cache un véritable tempérament de battante, qui l’a aidée à combattre une sale maladie tout récemment. Battante et joviale, elle l’est aussi sur les pistes de bowling, sa seconde passion. « En fait, j’ai commencé à y jouer à partir du moment où je n’ai plus travaillé dans un bowling. Avant ma maladie, j’avais une moyenne de 160, pour l’instant, c’est retombé plutôt à 140 et ce n’est pas mon niveau. Mais j’y reviendrai ! » 

Caricature : Jean-Paul Naessens

Alexandre Valée - Community Manager

En date, c’est notre dernier arrivant dans l’équipe de BattleKart. Du moins si l’on se base sur le premier jour de son contrat, parce qu’Alexandre Valée, notre nouveau Community Manager, collabore avec nous depuis maintenant plus d’un an ! Là où habituellement, c’est lui qui fait parler ses collègues pour les présenter, nous l’avons soumis au jeu de l’interview pour lui tirer le portrait. 

« Licencié en journalisme à l’Université Libre de Bruxelles, j’ai débuté ma carrière comme journaliste pour ‘Nord Eclair’ puis pour le journal ‘Le Soir’. Après 8 ans dans la presse écrite quotidienne, je suis passé de l’autre côté du miroir, en devenant responsable communication pour une administration puis pour une PME active dans la construction. Huit autres années, au total. Et depuis 2010 en tant qu’indépendant complémentaire, j’ai conseillé et accompagné pas mal d’entreprises dans leur communication. C’est dans ce cadre que Sébastien m’avait contacté », retrace Alexandre, qui réside avec sa femme et ses deux enfants en pleine campagne, à Laplaigne, à deux pas du Grand Large de Péronnes.

Après une année de prestations comme freelance, BattleKart lui a proposé de l’intégrer dans l’équipe salariée, à mi-temps. « Une belle reconnaissance de ce que nous avons pu faire ensemble ces douze derniers mois ! J’ai été flatté par la proposition et l’ai de suite acceptée, d’autant que je peux aisément coordonner ce job avec mes autres missions », enchaîne-t-il.

Au-delà de l’intitulé de sa fonction, son job ne se cantonne pas à l’animation des réseaux sociaux de BattleKart : webmaster, il assure aussi les relations presse, encadre les partenariats, jongle avec la fabrication des différents outils de communication de l’entreprise (flyers, documents BtoB, affichage)… Plus qu’une spécialisation dans l’un ou l’autre domaine, au vu de ses expériences professionnelles, Alexandre affiche un profil de couteau suisse en matière de communication ! « Cela va d’un peu de code html à la gestion de campagnes de publicité Adwords sur Google, en passant par la coordination d’événements, le conseil et la gestion de l’impression de brochures… Tout cela en plus du fait qu’à l’origine, le cœur de mes compétences se situait au niveau rédactionnel. »

A 41 ans, ce papa de deux enfants, féru de VTT et de modélisme, se réjouit d’avoir pu rejoindre l’aventure BattleKart – « et de faire partie intégrante d’une équipe vraiment sympa et totalement dévouée à sa clientèle ». D’autant qu’à l’avenir, sa mission s’élargira aussi à la communication vers le réseau de franchisés qui va se constituer…