Parole(s) de Seb : le choix des karts, performants et durables

Postée le 01 août 2016 par Battlekart Team
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Sébastien, comment en es-tu arrivé à choisir les karts qui tournent chez BattleKart ?
Clairement, quand on a lancé BattleKart à l’été 2015, l’un des investissements les plus onéreux et de loin, c’était les 18 karts. A près de 200.000 euros, on ne pouvait pas se louper ! Pas question de se lancer avec un fabricant qui mettrait la clé sous le paillasson un an plus tard, nous laissant seuls sans maintenance possible. C’est ce qui a failli arriver, mais nous avons finalement choisi la société allemande Rimo. Elle existe depuis 50 ans et est active depuis plus de vingt ans dans le domaine du karting. La société est localisée à Sundern, à 400 km de Dottignies.

Quels sont selon toi les avantages de Rimo face aux autres constructeurs ?
Clairement, on a affaire à une société solide, qui nous offre une garantie de suivi et de disponibilité des pièces de rechange. Rien qu’à voir ses références dans le monde entier ! Rimo équipe les circuits Michael Schumacher en Allemagne, des pistes à Pékin, Abu Dhabi… Et BattleKart ! En plus de se focaliser sur des karts électriques et LPG - eh oui, ça existe - Rimo a une politique éco-responsable qui nous a séduits : pour la conception des karts, la production et le recyclage des batteries… Et ils sont constamment à l’écoute de nos remarques pour améliorer leurs machines.

Les principaux critères ont été :

  • qualité de fabrication, finition ;
  • Système bi-moteur permettant à terme de faire freiner une roue tout en laissant l’autre accélérer pour perturber la trajectoire du kart ;
Une société fiable, donc !
Oui, et capable de suivre les projets les plus fous, comme le nôtre… mais aussi d’installer une piste de karting sur deux niveaux d’un gigantesque bateau de croisière, le Norwegian Joy, qui sera mis en service à l’été 2017 pour le marché chinois !

Parle-nous un peu des caractéristiques du kart ?
Il s’agit donc d’un Sinus ION, qui est sorti en 2014 chez Rimo. C’est un kart électrique propulsé par deux moteurs de 2,8kW capables de développer jusqu’à 23 kW (31 chevaux), ce qui en fait des engins très performants. Le moteur peut tourner jusqu’à 7000 tours/minute, ce qui fait 116,67 tours/seconde. Les roues arrière peuvent donc faire 11,67 rotations/seconde. Ils sont équipés de deux circuits de freins hydrauliques, et de pneus Dunlop (qu’on a remplacés depuis par des BEBA qui produisent moins de poussière, s’usent moins vite et sont donc plus écologiques). La batterie utilise la composition Lithium/fer/manganèse/phosphate comme certaines batteries domestiques utilisées pour stocker l’électricité issue de panneaux solaires domestiques. La nôtre a une capacité de 100 Ampères heure, ce qui offre à chaque kart une autonomie d'environs une heure. Voilà pourquoi nous avons besoin de 18 karts, pour qu’il y ait toujours un groupe de 6 qui soit en charge pendant que les 12 autres karts tournent. Nous y avons apporté une série de modifications, notamment pour la gestion des moteurs, l’installation du tableau de bord, l’affichage du nom du joueur à l’arrière, les phares...

Quels ont été les soucis vécus jusqu’ici ?
Au début, la réparation de la panne la plus longue pouvait durer jusqu’à deux heures. On a réussi à réduire le temps de cette même réparation à 2 minutes aujourd’hui. Maintenant, la panne la plus gênante est la casse du moto-réducteur (qui démultiplie les tours moteurs et fait tourner la roue 10 fois moins vite que celui-ci). C’est une panne que Rimo ne rencontre pas chez ses autres clients : BattleKart est le seul à avoir choisi le motoréducteur 1:10, les autres utilisent une version 1:7. Ce choix a été fait pour obtenir une meilleure accélération et donc plus de sensations. En plus de cela, nous avons configuré les contrôleurs des moteurs pour obtenir un maximum de couple dès le démarrage contrairement aux autres kartings qui préfèrent les configurer avec une courbe similaire aux karts thermiques. Ces deux facteurs font que la mécanique subit plus de contraintes et finit par casser. Heureusement, Rimo a trouvé un autre modèle de moto-réducteur plus solide et compatible avec nos karts, mais le remplacement de cette pièce nécessite encore une demi-heure de main d’oeuvre pour deux mécaniciens car il faut tout démonter : roue, frein, moteur

Quelles sont les évolutions que tu entrevois à court et moyen termes ?
Ce sont de très bonnes machines, nous ne sommes pas déçus de notre choix. Hormis quelques petites casses dues à des chocs (même si nos joueurs sont, pour la grande majorité, très respectueux du matériel), nous n’avons pas connu de panne majeure en un peu plus d’un an d’utilisation. Cela représente près de 300 heures de roulage pour chaque kart, en moyenne. Ma principale crainte ? Que la diminution d’autonomie des batteries (cela décroît à chaque cycle charge-décharge même si on ne l’a pas encore constaté) survienne plus tôt que prévu. Pour le reste, nous continuons à fiabiliser le matériel au niveau mécanique et électronique : les techniciens de Rimo nous ont reçus la semaine dernière et ont engrangé pas mal d’infos sur ces points. En une année, nous en sommes déjà à 3 réunions techniques avec les ingénieurs de Rimo en vue d’apporter des améliorations aux karts en termes de fiabilité, de robustesse, et de réduire la durée de maintenance.
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